"J'ai beaucoup de démons sur lesquels le travail risque d'être ardu. Tout reste à faire ! La relation avec les autres est une alchimie complexe entre ce que l'on pense être, ce que l'on est, et ce que perçoivent les autres. La première chose à faire est de rassembler les deux premiers items : Etre soi-même, après il y a ce que les autres perçoivent, et on doit faire avec et le comprendre.
Je n'ai pas toujours été ce que je pense être. J'ai un rêve de moi, et ce que je suis vraiment, et j'ai un énorme travail à faire de ce côté.
Je ne suis pas comme je rêverais d'être. Or parfois, je prends mes rêves pour des réalités et le retour sur terre est difficile pour moi, et pour les autres aussi parfois. Je ne juge pas les autres mais il m'arrive quand ils me plaisent vraiment, d'essayer de me mettre à leur portée. Je joue un jeu malgré moi, c'est un miroir", extrait des échanges avec mon Runner, deux mois après notre première séparation.
La dualité chez le Runner :
D'une manière générale, le Runner a grandi avec des parents qui l'ont empêché d'être qui il était, "travaille bien", "sois fort", "fais attention à ton image" (..) Ils ne lui ont pas permis de se révéler à lui-même. Le Runner ne possède ni les codes de son intériorité, ni ceux de ses émotions (..) Il doit travailler sur son identité, le "Je suis".
Comme vous pouvez le lire plus haut, chères flammes, mon autre avait conscience de son dysfonctionnement et de la difficulté du rapport aux autres. On note la dualité qui le ronge "ce que l'on pense être" et "ce que l'on est". Il sait que le cheminement commence par savoir qui il est d'abord (il parle de la réunion en lui-même).
"Je joue un jeu malgré moi, c'est un miroir," l'autre est son unique référence. Il pense qu'il doit plaire aux autres pour être accepté, sinon il sera rejeté. Les RUNNERS jouent malgré eux, le jeu du faux-self. Tant qu'ils ne se reconnectent pas à leur vérité, ils portent les masques des autres. "Les démons" représentent le faux-self de mon autre, et le déni qu'il entretient, par peur de rencontrer ses blessures.
Je ressens beaucoup d'empathie pour les seconds cheminants. Ils se sont rejetés tout au long de leur vie. La plus grande rencontre est avec eux-mêmes, et ils ne connaissent pas la personne qu'ils vont découvrir.
L🧿rence
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